CE
QU'EST ET CE QUE N'EST PAS
UN BARÈME PLANCHER
À L'AIDE SOCIALE
| LE BARÈME PLANCHER
C'EST...
Un
montant minimum pour survivre dans notre société. Comme tout
minimum, il s'agit de la plus petite quantité nécessaire, d'une
limite, la limite vitale. Par conséquent, aucune saisie, pénalité,
ponction ou coupure ne peut s'appliquer à ce barème.
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LE
BARÈME PLANCHER CE N'EST PAS
Un
revenu de citoyenneté ou un Revenu social garanti ou une Allocation
universelle
Ces propositions qui circulent très largement en Europe se veulent
toutes une réponse à la nouvelle économie qui génère de la
richesse tout en éliminant massivement les emplois salariés. Par
exemple, le Revenu de citoyenneté serait un revenu de base qui serait
accordé à chaque personne peu importe qu'elle ait d'autres revenus
ou qu'elle travaille ou non. Ce programme serait financé par une révision
de la fiscalité et, selon certains de ses promoteurs, par le fait que
le Revenu de citoyenneté remplacerait les programmes existants de
prestations aux personnes. Le barème plancher quant
à
lui ne
modifierait que la seule Loi sur le soutien du revenu et ne serait
donc garanti qu'aux personnes dont le revenu est insuffisant.
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La
couverture des besoins essentiels reconnus
Lors
du dernier débat sur la réforme de l'aide sociale, la Ministre
de l'Emploi et de la solidarité reconnaissait, dans son Livre
vert sur les Parcours d'insertion, de formation et d'emploi,
qu'une personne seule avait besoin minimalement de 667 $ par
mois pour satisfaire ses besoins essentiels.
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Présentement,
seulement les chèques d'aide sociale des personnes seules ayant des
contraintes permanentes à l'emploi couvrent ce seuil des besoins
essentiels. Les personnes seules considérées aptes au travail ont
droit à seulement 489 $* par mois. La revendication de la couverture
des besoins essentiels véhiculée à l'époque du débat sur la
réforme d'aide sociale par la Coalition nationale sur l'aide sociale
visait à combler cet écart entre les besoins essentiels reconnus et
les niveaux de prestations versées aux personnes et aux familles
considérées aptes au travail.
Un
barème de base
Expression
pour désigner ce qui avant était considéré comme étant le barème
de non participant.Ce barème de non participant avait été introduit
lors de la réforme libérale de 1989 et il constituait un barème de
pénalités pour les personnes qui refusaient de participer à des
mesures d'employabilité ou qui abandonnaient sans motif valable une
mesure d'employabilité.
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Ce
barème de pénalités est devenu le barème de base en 1996
sous le règne du Parti québécois qui, à l'époque,
abolissait le barème de disponible Ce barème était de 50 $
supérieur au barème de non-participant et il était accordé
aux personnes qui désiraient participer aux mesures mais à qui
le gouvernement n'avait rien à offrir.
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Même si on l'appelle le
barème de base, la prestation de 489 $*par mois qui est accordée aux
personnes seules ne leur garantit pas nécessairement le versement de ce
montant sur leur chèque d'aide sociale. Cette prestation de base peut-être
augmentée de 130 $ par mois lorsque l'on participe à une mesure**mais
également, et c'est plus souvent le cas qu'autrement, cette prestation
peut être amputée pour toutes sortes de motifs. Le partage du logement
est l'un de ces principaux motifs qui a pour effet de réduire la
prestation d'un montant de 50 $ ***par mois. Quatre personnes seules
aptes sur dix sont victimes de cette coupure ce qui ramène leurs chèques
d'aide sociale à 452 $**** par mois.
*
489$ auxquels s'ajoutent 21$ de crédits d'impôt pour un total de
510$.
**
il faut qu'une telle mesure soit disponible et effectivement accordée
pour que le supplément s'applique et c'est Emploi-Québec -et non le
prestataire- qui a le dernier mot sur cette décision.
***
58$ au total sont retranchés du chèque de 510$.
****
449$ d'aide sociale + 13$ de crédit TVQ.
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